Ce qui change avec le mariage
Mercredi, 23 Décembre 2009 15:42
Section Après le Mariage - Les démarches administratives
Le mariage civil est
un acte juridique
qui crée des devoirs entre époux et leur ouvre réciproquement un
certain nombre de droits.
Contrairement à l’union libre, qui ne
comporte aucune obligation, il donne aux conjoints accès à une
protection réciproque de leurs droits respectifs.
L’assise juridique et financière du mariage
Les conjoints doivent respecter les droits et devoirs du
mariage définis par le Code civil et qui s’imposent à tous.
1/
Les époux se doivent
mutuellement respect, fidélité, secours et assistance (art. 212 Cciv).
Ils
se doivent mutuellement respect. Les violences conjugales et familiales
sont constitutives de fautes et reconnues comme cause de divorce par la
loi et sont punies par la loi pénale.
Ils se doivent également
secours et assistance., c’est-à-dire que chacun doit aider l’autre s’il
est dans le besoin, sur un plan financier et matériel mais aussi le
soutenir et l’assister s’il est malade. .
2/
Les époux sont égaux en
droit dans le mariage.
Le mariage est une union reposant sur la liberté et l’égalité
des
époux. Chacun d’eux conserve sa liberté de pensée, de religion, de
correspondance, d’exercer l’activité professionnelle de son choix. Cela
suppose que chaque époux peut librement exercer une profession,
percevoir des gains et des salaires et en disposer, s’il s’est acquitté
préalablement des charges du ménage. Chacun des conjoints garde
également libre pouvoir sur ses biens personnels (art.225 du Code
civil : « Chacun des époux administre, oblige, aliène
seul ses biens
personnels »).
3/ Les époux assurent
ensemble la direction morale et matérielle de la famille et pourvoient
à l’éducation des enfants afin de préparer leur avenir (art. 213 C.civ).
Il s’agit d’une mission commune aux époux (exercice en commun de
l’autorité parentale) qui sont présumés capables de les protéger, les
éduquer et les aider à préparer leur avenir. Cet engagement est
juridique mais également moral et autant éducatif que matériel. Les
parents doivent, dans un respect mutuel et ensemble, veiller à protéger
la santé, la moralité pour assurer l’éducation et le développement de
leurs enfants.
Les époux peuvent adopter un enfant à condition
d’être mariés depuis au moins deux ans ou d’être âgés l’un et
l’autre
de plus de vingt-huit ans.
4/
Les époux contribuent aux
charges du mariage à proportion de leurs facultés respectives.
Toutefois, un aménagement de cette contribution peut être prévu par
contrat de mariage.
L’époux qui ne respecte pas ce devoir peut être obligé par les
tribunaux à verser une pension alimentaire à son conjoint.
5/
Chacun des époux peut passer
seul des contrats qui ont pour objet l’entretien du ménage ou
l’éducation des enfants.
Les
dettes ainsi contractées engagent les deux époux, sauf lorsqu’elles
sont manifestement excessives par rapport au train de vie du ménage, à
l’utilité ou l’inutilité de l’opération, à la bonne ou mauvaise foi du
tiers contractant (article 220 du Code civil). Les emprunts et achats à
crédit conclus par l’un des époux sont exclus du principe de solidarité
financière entre époux sauf s’ils portent sur des sommes modestes
nécessaires aux besoins de la vie courante.
6/
Chacun des époux peut se faire ouvrir tout compte de dépôt (notamment
comptes-chèques postaux, compte bancaire, livret d’épargne) et tout
compte de titres en son nom personnel, sans le consentement de l’autre
(article 221 du Code civil).
7/
Obligation alimentaire due
aux époux et par eux.
Les enfants doivent aider leurs parents qui sont dans le besoin. Cette
obligation est réciproque
Elle peut concerner également les gendres et les belles-filles à l’égard de beaux-parents qui se trouveraient dans la nécessité, dans la mesure où le mariage créé un lien d’alliance entre chacun des conjoints et la famille de l’autre. Cette obligation cesse lorsque celui des époux qui créait des liens d’alliance et les enfants issus de son union avec l’autre époux sont décédés.
8/ Les époux sont
soumis à l’obligation d’une communauté de vie
Le devoir de communauté de vie se traduit par la nécessité d’une
résidence commune. L’article 108 du Code civil prévoit que les époux
peuvent toutefois avoir des domiciles distincts, pour raisons
professionnelles, mais que ce fait ne doit pas porter atteinte à la
communauté de vie.
L’obligation de communauté de vie n’est pas
absolue et peut être suspendue lorsque l’un des époux rend intolérable
la vie de son conjoint.
Les époux sont co-titulaires du bail qui
sert exclusivement à leur habitation, même s’il a été conclu par
seulement l’un d’entre eux avant le mariage. Ils ne peuvent, l’un sans
l’autre, disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la
famille (notamment par vente de l’immeuble ou résiliation du bail), ni
des meubles dont il est garni, même si ce logement appartient
personnellement à l’un d’eux.
9/ Les époux sont personnellement imposables pour les revenus dont ils ont disposés pendant l’année de leur mariage et jusqu’à la date de celui-ci. A compter du mariage, ils sont soumis à une imposition commune pour les revenus perçus par chacun d’entre eux.
10/ le mariage est sans effet sur le nom des époux.
Chacun des époux conserve le nom de famille figurant sur son acte de naissance et le mariage n’a pas pour effet de faire perdre à l’épouse son « nom de jeune fille » au profit du nom de son mari. En revanche, la femme comme le mari peuvent, s’ils le souhaitent, bénéficier de l’usage du nom de l’autre. Il n’y a donc aucune obligation pour la femme mariée de prendre le nom de son époux. Cet usage prend fin, sauf exception, avec le divorce ou le remariage de l’époux qui en bénéficiait après veuvage.
L’assise sociale du mariage : un engagement vis-à-vis de la société
Le couple marié accède à une reconnaissance sociale. Le couple privé s’officialise, notamment, par une cérémonie de mariage solennelle et publique.
Le mariage ayant pour finalité la création d’une
famille, les enfants conçus ou nés pendant le mariage sont présumés
être issus du mari et leur filiation est automatiquement établie à son
égard par la présomption de paternité.
En revanche, le mariage est
sans effet sur le statut des enfants nés avant le mariage, la
légitimation étant supprimée depuis le 1er juillet 2006.
Les
enfants nés depuis le 1er janvier 2005 ne prennent plus automatiquement
le nom du mari : les époux peuvent choisir, lors de la
naissance du
premier enfant, le nom qu’ils souhaitent lui donner, entre le nom du
mari, de la femme ou leurs deux noms accolés dans l’ordre qu’ils
souhaitent.
La dissolution du
mariage
Le mariage, en vertu de l’article 227 du code civil, ne peut se
dissoudre que :
par la mort de l’un des époux
Les effets de la dissolution sont régis par le droit des successions.
Pour les droits du conjoint survivant, se reporter à l’annexe
« lnformations sur le droit de la famille » résultant
du décret du 23
décembre 2002 ;
par le divorce légalement
prononcé
Les effets de la dissolution sont réglés par décision judiciaire
prononçant le divorce.
Un mariage contracté irrégulièrement peut être anéanti rétroactivement
par décision judiciaire.
La loi portant réforme du divorce entrée en vigueur
au 1er janvier 2005 retient 4 causes de divorce :
le divorce pour altération
définitive du lien conjugal
le divorce par consentement
mutuel
le divorce pour faute
le divorce pour acceptation
du principe de la rupture du mariage
Source : http://www.mariage.gouv.fr
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